Nous
arrivons au terme de la vie de nos centrales nucléaires. En dehors
de l’insurmontable problème du legs aux générations futures de
la gestion de déchets radioactifs d’une durée de vie de 200 000
ans – et de son coût -, de notre incapacité actuelle à gérer le
démantèlement d’une centrale nucléaire, nous allons prolonger la
durée de vie nos centrales de 10 ans renouvelables* à très grand
frais** sans pouvoir garantir qu’il n’y aura pas de problème. Et
alors que nous sortons d’une décennie de sous-investissements dans
le parc par EdF.
Malgré
les communications optimistes des acteurs de la filière, la
situation actuelle est au plus bas. Les travailleurs sous-payés des
entreprises sous-traitantes sont les premiers exposés*** :
conditions de travail, rythme accéléré pour terminer le chantier
au plus vite (période d’arrêt du réacteur hors hiver du fait de
la demande pour le chauffage électrique), exposition à la
radioactivité. Les questions de formations, de santé et de sécurité
se posent. L’expertise des travailleurs du nucléaire d’EdF
disparaît au fur et à mesure des départs à la retraite.
Les
logiques financières actuellement à l’œuvre, qui prévalent au
recours des sous-traitants, peuvent nous faire craindre que nous
sommes entrés dans une période de grand rafistolage.


